Si tu traînes un peu dans les salles de muscu ou sur les réseaux Strongman, tu as forcément déjà entendu cette question : créatine ou pre-workout ? Et parfois même : est-ce que je peux prendre les deux ensemble ? Entre le pote qui ne jure que par son booster ultra-stimulant et celui qui te dit que “la créatine suffit largement”, pas facile d’y voir clair.
🏆 La synthèse du champion
Si tu dois retenir une chose, c’est celle-ci : la créatine construit ta force, le pre-workout la révèle ponctuellement.
Si tu débutes ou que tu veux progresser durablement, commence par la créatine.
Si tu es avancé, utilise le pre-workout avec intelligence, comme un outil, pas une béquille.
Tu veux en savoir plus ? Go lire la suite.
Créatine et pre-workout : deux rôles très différents
Première chose à comprendre : la créatine et le pre-workout ne jouent pas du tout dans la même catégorie.
- La créatine, c’est un supplément de fond.
- Le pre-workout, c’est un coup de boost ponctuel.
Si tu confonds les deux, tu risques de mal les utiliser… ou d’en attendre des choses qu’ils ne peuvent pas t’apporter.
La créatine : la base de la performance en Strongman
La créatine, c’est clairement l’un des suppléments les plus solides et les plus étudiés dans le monde de la force. Et en Strongman, elle a une place quasi incontournable.
Concrètement, elle permet d’augmenter les réserves de phosphocréatine dans les muscles. Résultat ? Plus d’ATP disponible pour les efforts courts et intenses.
Traduction terrain :
- plus de force sur un deadlift lourd
- plus d’explosivité sur un Log Press
- une meilleure capacité à répéter des efforts intenses (yoke, farmers, stones)
Quand tu vois des monstres comme Brian Shaw ou Hafthor Björnsson enchaîner des séries à des charges absurdes, ce n’est pas un hasard. La créatine fait partie des bases de leur supplémentation.
Ce qu’il faut retenir :
- elle agit sur le long terme
- elle ne te “réveille” pas
- elle améliore la progression séance après séance
Le pre-workout : un outil ponctuel, pas une fondation
Le pre-workout, lui, a un objectif clair : te mettre dans un état de suractivation avant l’entraînement.
On y retrouve souvent :
- caféine
- bêta-alanine
- citrulline
- parfois taurine, tyrosine ou autres stimulants
Effets ressentis :
- plus d’énergie
- meilleure concentration
- sensation de “nervosité positive”
- congestion musculaire plus marquée
En Strongman, ça peut clairement aider sur certaines séances bien spécifiques : une séance événement ultra lourde, une journée où tu es rincé mentalement, ou un entraînement type medley à haute intensité.
Mais attention : le pre-workout ne te rend pas plus fort par magie. Il te permet surtout d’exprimer ton potentiel du jour.
Créatine vs pre-workout : lequel choisir selon ton profil ?
Tout dépend de ton objectif et de ton niveau.
Si tu es débutant ou intermédiaire en Strongman, la réponse est assez simple : créatine en priorité.
Pourquoi ?
- elle améliore réellement ta progression
- elle est stable, sans effet “yoyo”
- elle ne masque pas la fatigue
Le pre-workout, lui, peut parfois donner l’illusion que tout va bien… alors que ton corps aurait surtout besoin de récupération.
Pour un pratiquant avancé, c’est différent. Le pre-workout devient un outil stratégique, pas un réflexe automatique.
Faut-il associer créatine et pre-workout ?
La vraie question que tout le monde se pose.
- La réponse courte : oui, c’est possible.
- La réponse intelligente : oui, mais pas n’importe comment.
La créatine fonctionne par saturation. Elle n’a aucun intérêt à être “ressentie” immédiatement. Que tu la prennes avant, après ou même en dehors de l’entraînement, elle fera le job tant que tu es régulier.
Le pre-workout, lui, agit dans la fenêtre pré-séance.
Les associer peut donc être pertinent :
- créatine pour la performance globale
- pre-workout pour le focus et l’intensité ponctuelle
Mais attention à deux pièges classiques.
Piège n°1 : croire que la créatine remplace le pre-workout
Erreur fréquente.
La créatine ne stimule pas le système nerveux central. Si tu arrives cramé mentalement à l’entraînement, elle ne va pas te “réveiller”.
Elle t’aidera à être plus fort si tu t’entraînes, pas à te motiver
Piège n°2 : prendre du pre-workout à chaque séance
C’est là que beaucoup se brûlent les ailes.
En Strongman, les séances sont lourdes, exigeantes, stressantes pour le système nerveux.
Si tu ajoutes un gros shot de caféine à chaque entraînement :
- tu masques la fatigue
- tu récupères moins bien
- tu augmentes le risque de blessure
La créatine, elle, ne fatigue pas ton système nerveux. C’est pour ça qu’elle est si précieuse.
Comment je conseille d’utiliser les deux en pratique
Voilà une approche simple et efficace, testée sur le terrain.
Créatine :
- 3 à 5 g par jour
- tous les jours, entraînement ou repos
- peu importe l’heure, tant que tu es régulier
Pre-workout :
- uniquement sur les séances clés
- grosses charges, événements lourds, medleys
- jamais sur toutes les séances de la semaine
Tu veux tester ? Essaie un cycle de 4 semaines avec créatine quotidienne et pre-workout seulement sur 1 à 2 séances lourdes. Observe ton ressenti, ta récupération, ta progression.



